Journée de la femme

Journée de la femme
L'erreur qui est à la base de la compétition féminine et qui en a rendu le succès possible, est justement la surévaluation, propre à la civilisation moderne, de l'intelligence logique et pratique, simple accessoire de la vie et de l'esprit qui, sont l'une comme l'autre, différenciées, tandis que cette intelligence est informe et "neutre", "développable" dans une mesure presqu'égale, tant de la part de l'homme que de la part de la femme.

Ce n'est qu'en passant que trouve place ici un aperçu sur la vexata quaestio de l'infériorité, parité ou superiorité de la femme en comparaison de l'homme. Une telle question n'a pas de sens, parce qu'elle suppose une commensurabilité. Au contraire, en mettant à part tout ce qui est construit, acquérable extérieur, et en excluant les cas indiqués, où l'on ne peut plus parler de sexe, uniquement parce que jusqu'à un certain point la condition humaine est dépassée, si l'on se réfère au type, c'est-à-dire à leur "idée platonicienne", on doit reconnaitre qu'entre l'homme et la femme existe une différence qui exclut toute commune mesure; meme les facultés ou les qualités en apparence communes et "neutres" ont une fonctionnalité et une empreinte différente selon qu'elles sont présentes chez l'homme ou chez la femme. On ne peut pas se demander si "la femme est supérieure ou inférieure à l'homme" pas plus qu'on ne peut se demander si l'eau est supérieure ou inférieure au feu. C'est pourquoi pour chacun des sexes, le critère de mesure ne peut être donné par le sexe opposé, mais uniquement par l'"idée" de son sexe. En d'autres termes, l'unique chose que l'on puisse faire, c'est d'établir la supériorité ou l'infériorité d'une femme donnée, selon qu'elle est plus ou moins proche du type féminin de la femme pure ou absolue; et il en est de même pour l'homme.

Les "revendications" de la femme moderne dérivent d'ambitions érronées, ainsi que d'un complexe d'infériorité, de l'idée fausse qu'une femme en tant que telle, en tant que "seulement femme" est inférieure à l'homme. On a justement remarqué que le féminisme n'a vraiment pas combattu pour les "droits de la femme" mais bien, sans s'en rendre compte, pour le droit de la femme de devenir l'égale de l'homme: chose qui, si elle était possible, sauf sur le plan exterieur pratico-intellectuel indiqué auparavant, équivaudrait au droit de la femme à se dénaturer, à dégénérer.

Julius Evola, Métaphysique du sexe, 1958




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# Posté le mercredi 08 mars 2006 17:00

Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:53

Mon amour, repartons de zéro...

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# Posté le mercredi 11 janvier 2006 16:51

Modifié le mercredi 27 février 2008 15:39