Always on my mind

Always on my mind
Maybe I didn't treat you
Quite as good as I should have
Maybe I didn't love you
Quite as often as I could have
Little things I should have said and done
I just never took the time

You were always on my mind
You were always on my mind

Maybe I didn't hold you
All those lonely, lonely times
And I guess I never told you
Im so happy that youre mine
If I make you feel second best
Girl, Im sorry I was blind

You were always on my mind
You were always on my mind

Tell me, tell me that your sweet love hasnt died
Give me, give me one more chance
To keep you satisfied, satisfied

Little things I should have said and done
I just never took the time

You were always on my mind

Maybe I didn't treat you
Quite as good as I should have
Maybe I didn't love you
Quite as often as I could have
Maybe I didn't hold you
All those lonely, lonely times
And I guess I never told you
Im so happy that youre mine


Elvis Presley

# Posté le lundi 30 octobre 2006 05:59

Modifié le lundi 30 octobre 2006 13:26

Harmonie du soir

Harmonie du soir
Voici venir le temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
- Valse mélancolique et langoureux vertige ! -

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir.
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Charles Baudelaire
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 22 octobre 2006 17:56

Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:53

Le cerf se mirant dans l'eau

Le cerf se mirant dans l'eau
A l'endroit où la source coule
Un cerf qui s'était abreuvé
Ne voyant autour point de foule
S'arrêta et vit son reflet.

Il se pavane, et il s'admire
Et l'onde lui rend son image.
Il ne songeait pas à partir
Tant il trouvait beau ce rivage.

Là, il loue ses cornes rameuses
Et blâme ses jambes trop minces
Ô toi belle image orgueilleuse
Qui fit malheureux le grand prince !

Car subitement effrayé
Par les chiens et les voix humaines
Il fuit vite vers la forêt
Et court au travers de la plaine.

Et dans sa course, l'animal,
Embarrassé des nobles bois
Est arrêté, ô sort fatal,
Et périssant prend cette voix :

« Ô malheur ! Ô plaisir futile !
Ô perfide et vile fontaine !
Ce que je blâmais fut utile
Ce que j'aimais eut de la peine ! »



Traduction d'une fable de Phèdre

# Posté le mercredi 18 octobre 2006 11:42

Sinead O'Connor

Sinead O'Connor
As down the glen one Easter morn
To a city fair rode I,
Their armed lines of marching men
In squadrons passed me by.
No pipe did hum, no battle drum
Did sound its loud tattoo
But the Angelus' bells o'er the Liffey swells
Rang out in the foggy dew.

Right proudly high in Dublin town
Hung they out a flag of war.
'Twas better to die 'neath an Irish sky
Than at Suvla or Sud el Bar.
And from the plains of Royal Meath
Strong men came hurrying through;
While Brittania's Huns with their long-range guns
Sailed in through the foggy dew.

The bravest fell, and the requiem bell
Rang mournfully and clear
For those who died that Easter-tide
In the springing of the year.
While the world did gaze with deep amaze
At those fearless men but few
Who bore the fight that freedom's light
Might shine through the foggy dew.

And back through the glen I rode again
And my heart with grief was sore
For I parted then with valiant men
Whom I never shall see more
But to and fro
In my dreams I go
And I kneel and pray for you
For slavery fled
Oh, glorious dead
When you fell in the foggy dew

# Posté le mardi 17 octobre 2006 16:23

Il est des lieux où souffle l'esprit

Il est des lieux où souffle l'esprit
"Il est des lieux qui tirent l'âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l'émotion religieuse.
(...)
D'où vient la puissance de ces lieux? La doivent-ils au souvenir de quelque grand fait historique, à la beauté d'un site exceptionnel, à l'émotion des foules qui du fond des âges y vinrent d'émouvoir? Leur vertu est plus mystérieuse. Elle précéda leur gloire et saurait y survivre. Que les chênes fatidiques soient coupés, la fontaine remplie de sable et les sentiers recouverts, ces solitudes ne sont pas déchues de pouvoir. La vapeur de leurs oracle s'exhale, même s'il n'est plus de prophétesse pour la respirer. Et n'en doutons pas, il est de par le monde infiniment de ces points spirituels qui ne sont pas encore révélés, pareils à ces âmes voilées dont nul n'a reconnu la grandeur. Combien de fois, au hasard d'une heureuse et profonde journée, n'avons-vous pas rencontré à la lisière d'un bois, un sommet, une source, une simple prairie, qui nous commendait de faire taire nos pensées et d'écouter plus profond que notre coeur ! Silence ! les dieux sont ici."

La Colline inspirée, Maurice Barrès.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 16 mars 2006 07:47